![]() |
|
|
|
|
|
||||
Fil d’actualité
- Dissolution officielle de la LCR pour créer le Nouveau parti anticapitalisteLA PLAINE-SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 5 fév 2009 (AFP) - La Ligue communiste révolutionnaire (...)
- Dissoudre la LCR pour créer le NPA : "on continue le combat révolutionnaire" (Krivine)LA PLAINE-SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 5 fév 2009 (AFP) - Alain Krivine, un des fondateurs (...)
- La LCR se dissout pour donner naissance à un parti plus large, le NPAArticle de Sylvia Zappi pour Le Monde du 4 février. La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) ne (...)
- Besancenot tourne la page de la LCR pour écrire celle du NPAPARIS, 3 fév 2009 (AFP) - Sortie gagnante d’une extrême gauche éclatée à la présidentielle 2007 (...)
- Le droit de grève en danger !Communiqué de la LCR. Depuis une semaine, les postiers des Hauts-de-Seine sont en grève pour (...)
- "La "Ligue", une école qui a marqué la gauche" (Le Monde)Quarante ans après sa fondation, la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) va disparaître, jeudi (...)
- "Besancenot : le pari du grand parti" (Le Monde)LE MONDE | 31.01.09 | 15h19 • Par Sylvia Zappi NPA. Trois lettres, un nouveau sigle pour un (...)
- Nouveau sur le site de Contretemps www.contretemps.eu* Dossier : le NPA, un chantier politique A l’occasion du congrès de fondation du "Nouveau Parti (...)
- Soutien aux luttes pour les droits démocratiques en Russie.Communiqué de la LCR. Le 19 janvier dernier, Stanislav Markelov, avocat, et Anastassia (...)
- Non au deuxième EPR.L’EPR au secours de N. Sarkozy. Au soir du 29 janvier qui a vu 2,5 millions de manifestants (...)
- Réponse de Daniel Bensaïd à Alain Badiou....Publié sur le blog "24 heures philo (Libréation.fr) : http://philosophie.blogs.liberation.fr/ La (...)
- Solidarité avec Gérard FilocheMembre du PS, inspecteur du travail, Gérard Filoche a été mis en examen dans un conflit qui (...)
- Le 29 janvier, la censure est dans la rue.Communiqué de la LCR. Malgré les tentatives de dénigrement du ministre du budget, ce matin sur (...)
- François Sabado sur l’histoire de la LCR...Sur France Culture : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/fiche.
- LCR et NPA au Forum social mondial de Belem.Communiqué de la LCR. Le prochain Forum social Mondial aura lieu du 27 au 31 janvier à Belem (...)
- Soutien à la grève générale en Guadeloupe.Déclaration d’Olivier Besancenot. Depuis plusieurs jours, à l’appel de la totalité des (...)
- Grève contre la vie chère à la Guadeloupe.Communiqué de la LCR. Depuis quatre jours, une grève générale contre la vie chère paralyse (...)
- Gaza territoire martyr.Communiqué de la LCR. 1300 morts dont plus de 400 enfants, des milliers de blessés, l’armée (...)
- Halte à la répression à Cherbourg.Communiqué de la LCR. Le 12 janvier, 5000 personnes manifestaient, à Saint-Lô, à l’occasion de la (...)
- Non à la répression au Maroc.Communiqué de la LCR. Depuis le 7 Juin 2008, la population de la région de Sidi Ifni au Maroc (...)
- Souscription 2009 : Mission accomplie !Mardi 13 janvier, à 11 h 55, nous avions reçu 133 012 euros pour la souscription 2008, soit 30 % (...)
|
Vous êtes ici : Accueil >>
Actu LCR >>
Vie nationale
de la LCR >>
- Textes soumis au vote de la DN des 6 et 7 septembre1) A cinq mois du congrès, état des lieux. Adoptée par la DN (Pour : 67, Contre : 11) A une très large majorité, l’organisation s’est prononcée, lors de son dernier congrès, pour lancer le processus de construction d’un nouveau parti anticapitaliste. Huit mois plus tard, il convient de tirer un premier bilan de l’action accomplie et de préparer la phase suivante, celle de la fondation du parti proprement dit qui implique la dissolution de notre organisation la LCR. La DN des 6 et 7 septembre ouvre donc le débat de ce qui devrait être le dernier congrès de la LCR. Un congrès évidemment historique à notre échelle, car la LCR depuis quarante ans s’est construite comme un instrument et non comme une fin en soi : elle s’était fixée comme objectif de construire un parti plus large, pour une transformation révolutionnaire de la société, pour le socialisme. 1/ Une première phase s’achève. Elle nous a conduit aux succès de la réunion nationale des 28 et 29 juin et de l’université d’été. Plus de trois cents comités, près de 10 000 militants et militantes engagés, une volonté de réussir et de construire qui a permis d’adopter une déclaration et de mettre en place un comité d’animation national ; tous ces éléments traduisent la vitalité du processus en cours. Une vitalité confirmée par l’affluence de l’université d’été et la qualité de ses débats. Incontestablement, la dynamique en cours n’a rien de commun, en quantité comme en qualité, avec l’essor qu’avait connu la LCR après la présidentielle de 2002. C’est un processus totalement inédit dans l’histoire et dans les débats du mouvement révolutionnaire que nous avons à consolider et à réussir. Dans un scepticisme assez répandu, nous sommes parvenus à exprimer les besoins et aspirations de nombreux militants, travailleurs, jeunes, à aider à construire un « processus par en bas », à faire en sorte que des milliers de militants prennent l’affaire en main. L’impact de notre initiative a d’ores et déjà provoqué des décantations. Il paraît difficile d’anticiper d’éventuels courants nationaux, mais des logiques, des sensibilités traversent le NPA et rend le processus pluriel : présence active de militants venant de LO, d’anciens du PCF (plus nombreux qu’il n’y paraît), voire du PS, d’alter mondialistes et d’antilibéraux, de militant-es des CUALs, d’écologistes radicaux, de syndicalistes… L’influence de notre initiative devrait se confirmer car elle répond à des besoins d’importance inégale, conséquence d’une crise de la gauche et du mouvement ouvrier qui s’approfondit : La crise du PS et ses divisions - Une atonie du PCF qui prépare des alliances d’union de la gauche, aux régionales de 2010 et à l’échéance de 2012, voire dès les européennes de 2009, * La défaillance des directions syndicales * La décision de la direction de LO de se protéger de la dynamique du NPA en excluant sa minorité * Le choix de Bové de rallier Cohn-Bendit et le social-libéralisme qui devrait avoir des effets sur les comités antilibéraux * Le choix de militant-es altermondialistes ou du mouvement social de s’engager à nos côtés, qui peut lever certaines inhibitions… Encourager, des militants, des sympathisants du PS ou du PC, voire des équipes militantes de ce dernier, des équipes syndicales, à rejoindre le processus engagé, c’est dès maintenant formuler et commencer à mettre en œuvre une politique qui réponde aux besoins des mobilisations et des luttes, de l’unité nécessaire en toute indépendance de la politique du « dialogue social ». 2/ S’il est un peu tôt pour dresser un tableau d’ensemble, les premières indications dessinent l’image d’un parti plus populaire, plus ancré dans le monde du travail, plus jeune (mais ni plus ni moins féminisé que la LCR), et sans doute plus divers sur l’origine de ses militants. Mais ces progrès ne doivent pas nous tromper : la construction d’un parti implanté dans les entreprises et les quartiers populaires est une œuvre de longue haleine qui n’autorise aucun raccourci mais un travail opiniâtre. Ainsi l’animation des commissions ad hoc (entreprises et quartiers populaires) est déterminante. Il est également à noter la prégnance des questions écologistes en termes de préoccupation, de place dans les débats. C’est une question décisive dans l’anticapitalisme du XXI° siècle qui doit être traitée non pas à part mais comme le féminisme, de manière transversale à travers l’ensemble des campagnes, des prises de positions, des expressions publiques. Enfin l’hétérogénéité du processus implique un mode de fonctionnement, une démocratie interne inclusive qui donne sa place à chacun et chacune. Cela signifie que loin de nous considérer comme une « fraction » du NPA tous les camarades s’engagent dans le processus, sans réserve. Se comporter, agir à égalité avec tous les membres du NPA ne signifient nullement s’effacer mais bien au contraire prendre toutes nos responsabilités pour associer, encourager le débat, mettre en discussion nos propres réponses sans avoir par avance un point de vue « LCR ». 3/ Le succès du processus renforce notre projet et notre conviction que la clarté politique est un atout pour de la démocratie. Il est un encouragement. Nous voulons un parti de luttes, de mobilisations sociales et politiques, d’unité dans l’action. Un parti qui ne situe pas ses objectifs dans le calendrier électoral, mais qui milite pour un mouvement d’ensemble, pour contrecarrer la globalisation capitaliste et la politique de Sarkozy. Nous voulons construire un parti pour la rupture avec le capitalisme, pour renverser ce système exploiteur et oppressif, pour le socialisme. Ce qui implique une rupture avec l’Etat capitaliste et ses institutions. Anticapitalistes, nous militons pour le socialisme du XXI ° siècle qui réconcilie la démocratie, l’appropriation sociale, le changement de régime de propriété, le combat pour toutes les émancipations et contre toutes les discriminations Notre action s’inscrit dès la fondation dans une perspective internationaliste non seulement sur le terrain de la solidarité mais également de la reconstruction d’une perspective anticapitaliste internationale. La nouvelle représentation politique du monde du travail que nous voulons construire reconnaît l’existence d’une ligne de clivage durable dans la gauche et le mouvement ouvrier qui interdit toute perspective d’alliance parlementaire et gouvernementale avec la social-démocratie C’est sur la base de ce socle que nous engageons la discussion dans le cadre du NPA avec celles et ceux qui veulent comme nous construire une alternative anticapitaliste. C’est également pour nous, la base à partir de la déclaration de juin, du programme à adopter ensemble 4/ Le développement de la crise financière et du crédit qui aboutit à une récession qui est en voie de globalisation, les tensions internationales qui parallèlement s’exacerbent, le recul social soulignent l’urgence de regrouper et d’unir les forces qui restent fidèles à la défense des travailleurs, des exploités, des opprimés. a) Les différentes facettes de la crise du capitalisme globalisé éclatent au grand jour : * Une récession en cours de généralisation * Des vagues spéculatives insupportables pour les populations concernant l’alimentation et l’énergie - Une crise écologique mondiale - L’état de guerre croissant - la crise (et l’impuissance vis-à-vis des USA) de l’Union européenne - La détérioration des conditions de vie Ces éléments qui font la trame de l’actualité économique et sociale bouleversent les conditions d’existence de la majorité de la population. Ils signent l’échec du pilotage libéral par les institutions comme l’OMC et la fin de la fable du mariage éternel entre la démocratie et l’économie de marché… Ils contribuent à l’émergence d’une conscience anticapitaliste de masse. Ils sont de longue durée et, en retour, tracent les grandes lignes de ce que seront les tâches du nouveau parti. b) Le pouvoir affronte une situation délicate. Les réformes du gouvernement passent faute d’oppositions coordonnées et dans une impopularité croissante. Le contexte économique et la guerre en Afghanistan compliquent les affaires dans une situation de déclin économique de la France. c) La gauche est dans un état de crise qui frise la défaillance généralisée. - Le PS est paralysé par des divisions qui ne sont pas seulement le produit d’ambitions contradictoires. Ses fondamentaux basés sur une logique d’accompagnement du capitalisme libéral lui interdisent des capacités d’action et d’opposition contre le pouvoir. Son électorat est divisé sur les choix d’alliances : avec Bayrou, ou avec les alliés traditionnels ou avec le NPA ! - Dans cette situation, les alliés traditionnels du PS, et dépendants de lui, sont en difficulté : paralysie du PCF et alignement sur le PS ; Verts se raccrochant à Cohn-Bendit acceptant une alliance avec le Modem - Parmi les antilibéraux, l’initiative de Bové opère une nouvelle clarification. - Côté LO, l’initiative de la direction accélère certainement les processus en cours. Cette situation, qui illustre la crise globale du mouvement ouvrier et qui confirme l’échec des stratégies de recomposition, nous donne des responsabilités accrues. Ce qui pose le problème de gérer un décalage entre nos forces réelles et les nécessités de la période. Ou, à un autre niveau l’écart entre notre popularité, l’impact de notre initiative, la dynamique réelle enclenchée et nos propres forces comme celles qui se sont engagées dans le processus. La lucidité nécessaire, la volonté de ne pas décevoir et de ne pas cultiver des illusions sur ce qu’il est possible de faire, ne doivent en rien freiner les initiatives. Si, pour l’heure, la question du pouvoir n’est pas posée, en revanche la possibilité de construire un parti large susceptible de commencer à inverser et à terme de modifier en profondeur les rapports de force est notre perspective. Les expériences, les forces militantes du mouvement ouvrier constituent une riche énergie capable de prendre en main cette tâche de l’heure. 5/ L’écho rencontré par la perspective de construction d’une nouvelle force politique répond à l’impasse du système lui-même, aux pertes d’illusion dans les possibilités de la gauche d’offrir une perspective au mécontentement, aux aspirations populaires dans une situation de dégradation de la politique mondiale, européenne et française : - Trente ans d’attaques libérales ont fait subir des reculs au monde du travail, aux mouvements de libération et ont restructuré en profondeur le prolétariat. En particulier par l’émergence d’un marché mondial du travail accentuant divisions et concurrence… - La reconstruction d’une perspective d’une société alternative au capitalisme est nourrie par les contradictions du système. Mais le poids des expériences traumatiques du XX° siècle pèse encore lourdement. - L’essentiel du vieux mouvement ouvrier syndical et politique s’adapte à la nouvelle donne capitaliste - Les rapports de force qui existent en France sont souvent en décalage avec ceux qui existent dans d’autres pays, en particulier en Europe. Peu de forces radicales situent leur action dans un cadre de refus d’alliance avec les PS. L’échec de Refondation communiste est pourtant éclairant. Et l’évolution de Die Linke va dans le même sens. Une telle situation peut entraîner une démoralisation, créer un terrain favorable à une pression des préjugés réactionnaires, à la montée du populisme. Et c’est bien là l’enjeu politique de fond de la bataille, contrecarrer l’offensive idéologique des classes dominantes, redonner confiance, saper la légitimité dont se prévalent la droite et le patronat pour mener une politique qui conduit à un recul social considérable. 6/ La dernière marche à franchir en vue du congrès de fondation est la plus dure à effectuer. Nous devons tenir les délais (un congrès en janvier). La crédibilité du projet nécessite l’émergence et la visibilité du nouveau parti. Et en même temps nous devons réussir un vrai congrès de fondation, pas une assemblée générale de comité au rabais. Il nous faut contribuer dans les structures du NPA à l’animation du débat qui commence par la rédaction des trois documents soumis au vote en janvier : un programme, une charte de fonctionnement, un document d’orientation politique, sans oublier le choix du nom. Fonder un nouveau parti ne signifie pas que toutes les questions devront être tranchées en janvier. Il faudra trouver un équilibre sur chaque question entre le socle nécessaire pour faire vivre ensemble une force collective et les capacités du regroupement à vraiment se saisir et s’approprier les questions politiques. Ni décalque de la LCR, ni autolimitation. En ce qui concerne le fonctionnement, le débat a un sens très fort. Un parti est certes un programme ; mais l’idée même d’un parti, de sa démocratie interne, de l’élection de sa direction, de la rotation de celle-ci, du degré de centralisation…font débat (parti, mouvement, coordination de comités, fédération… quel fédéralisme/centralisme) et nécessitent une discussion approfondie. Il est raisonnable de penser que la rédaction de statuts stables se fera au congrès suivant afin qu’un aller et retour puisse s’effectuer entre théorie et pratique. En même temps il est pour nous déterminant que le document fixe le cap d’une organisation centralisée sur ce qui doit l’être, c’est-à-dire pas sur tout mais sur l’essentiel des grandes orientations politiques ; militante mais non élitiste ; démocratique, et effectuant des choix clairs d’interventions. Faire vivre une démocratie active, militante, décentralisée respectant l’autonomie des comités pour définir leur politique et leur intervention dans le cadre d’une centralisation permettant de définir une politique pour les luttes sera un des chantiers essentiels du parti. 7/ La réussite du projet implique la dissolution de la LCR et de se fondre, de se dépasser, de se métamorphoser dans un nouveau parti. La veille du congrès du NPA est la bonne date. Les JCR doivent également se dissoudre dans cette période de transition. Le NPA a besoin de la LCR et de chacun de ses militants. De l’expérience accumulée, du capital programmatique et politique, des relations internationales nouées, de la richesse de ses productions, des savoir-faire et de la formation de ses militants et militantes, de son implication dans le mouvement social et notamment syndical. Il ne s’agit pas de donner le témoin au coureur suivant, ni d’un renouvellement générationnel, mais bien d’une nouvelle expérience nécessitant la présence de tous. La carte de membre du NPA va établir le nombre de celles et ceux qui s’engagent et qui pourront voter pour le congrès fondateur en janvier. C’est l’aboutissement du basculement, de l’adhésion individuelle, de l’insertion de nous tous dans les comités et commissions du NPA. Chaque structure de la LCR doit désormais réfléchir à son insertion et à la construction du NPA. De la CT au groupe de travail économique, des directions locales à la formation… En particulier cela implique de prendre décisions concernant : - Le système de presse - Les finances et l’appareil - La formation - la relation à la IV° - L’intégration des militants des JCR aux comités jeunes du NPA Autant de questions qui doivent être discutées et tranchées entre maintenant et janvier. L’ensemble de ces décisions ne pourront être le fait des seuls militants de la Ligue mais participent d’ores et déjà des discussions et décisions qui se prendront dans le cadre du NPA. 2) Contribution pour le congrès de la LCR. Par la tendance Unir Vote de la DN : Pour :12 ; Contre : 64 ; Abstention : 1 ; NPPV : 2 Au regard de l’indigence des perspectives proposées à gauche, l’audience que reçoit déjà le projet d’un « nouveau parti anticapitaliste » confère au processus engagé une responsabilité importante. Il peut être une première étape dans l’affirmation d’une perspective porteuse d’espoir pour le monde du travail et la jeunesse. À condition toutefois de hisser son ambition à la hauteur d’un enjeu à tout point de vue historique. Il y a longtemps que la LCR a fixé l’objectif de son dépassement. Il y a longtemps aussi que, dans la LCR, nous partageons avec des milliers de militants de gauche et d’acteurs du mouvement social la volonté d’agir dans la perspective d’un grand parti pour le socialisme qui rassemblerait toutes celles et tous ceux, courants politiques autant qu’individus, qui n’abdiquent pas devant l’ordre existant, qui veulent refonder une perspective d’émancipation pour le monde du travail. Un tel parti, par sa surface militante, son implantation sociale, la synthèse qu’il favoriserait du meilleur des traditions du mouvement ouvrier, serait à même de changer la donne politique, de briser l’hégémonie dont jouit le Parti socialiste sur la gauche. Pour qu’un semblable parti puisse voir le jour, nous savons qu’il faudra surmonter le poids des défaites du passé, du désarroi que celles-ci ont engendré, des divisions qui opposent entre elles les diverses composantes de la gauche de transformation sociale et écologiste. Pour lever pas à pas ces obstacles, il faudra en passer par un front politique et social qui tout en respectant les histoires et les convictions des uns et des autres permettra l’élaboration et l’action commune. Pour autant, il n’était pas question d’attendre sans engager un premier pas dans la voie du rassemblement de toutes celles et tous ceux qui y sont actuellement prêts. C’est dans cette mesure que la proposition de la LCR de construire, dès maintenant, avec celles et ceux qui le souhaitent un « nouveau parti anticapitaliste » rencontre un réel écho et peut être un point d’appui d’importance. À la condition que le NPA ne soit pas une fin en soi, qu’il représente une étape vers la réorganisation indispensable de l’ensemble de la gauche et du mouvement ouvrier. Un premier regroupement pluraliste, permettant de faire progresser l’objectif du grand parti pour le socialisme qui s’avère si nécessaire. Un point de départ et non un point d’arrivée. Si l’objectif est de parvenir, à terme, à ce grand parti pour le socialisme rassemblant toutes les sensibilités antilibérales et anticapitalistes alors le processus menant à la proclamation du « NPA » ne peut se restreindre autour d’ une seule formation politique nationale. Il doit dès maintenant regrouper au-delà des seuls militants et militantes attachés à « la transformation révolutionnaire de la société ». L’enjeu est majeur : si le « nouveau parti anticapitaliste » veut réunir les conditions d’une puissante force à gauche dans le futur, il doit dès à présent délivrer un message de diversité politique, s’affirmer disponible à la présence en son sein du plus large éventail possible des traditions et des cultures qui tendent à l’affirmation d’une alternative. Il lui faut donc s’adresser résolument à l’ensemble des forces, courants, militants susceptibles de partager l’idée qu’un pas en avant est d’ores et déjà indispensable et possible. Nous sommes confrontés à des défis nouveaux. La victoire de Nicolas Sarkozy a installé au pouvoir une droite ressoudée autour d’un projet d’adaptation brutale du pays aux exigences d’un capitalisme entré dans un nouvel âge de son développement. Cette droite s’efforce d’infliger au monde du travail une défaite majeure. Elle s’ emploie à présidentialiser un peu plus le régime et à opérer un tournant atlantiste qui voit la diplomatie française s’aligner sur les volontés de l’administration américaine. Elle mène une offensive idéologique permanente, une véritable « bataille des idées » pour imposer l’hégémonie du libéralisme, étouffer les résistances qui ont émergé depuis novembre-décembre 1995. Ces attaques brutales se heurtent à la résistance des salariés, de la population, de la jeunesse. Sarkozy l’avait emporté face à une gauche n’incarnant pas une alternative de changement. La société française ne s’était cependant pas convertie aux préceptes du néolibéralisme. Si les luttes n’ont pu encore faire reculer gouvernement et patronat, Sarkozy voit s’affaiblir sa légitimité. Les scrutins municipaux ou cantonaux de mars 2008 lui ont infligé une sanction sans appel, et les mobilisations qui se sont depuis développées, dans les entreprises du secteur privé, dans les services publics, à l’école, parmi les travailleurs sans papiers, contribuent à déstabiliser un peu plus son pouvoir. L’instabilité de la situation française fait écho aux contradictions qui assaillent un capitalisme mondialisé. Crises financière, sociale, alimentaire, énergétique, écologique s’enchevêtrent et frappent toutes les zones de la planète. Ce à quoi tente de répondre l’offensive néoconservatrice qui se déploie, à partir des Etats-Unis, et se traduit tout à la fois par des interventions impérialistes armées (Irak, Afghanistan, demain peut-être Iran...) et par la volonté de démanteler les résistances du mouvement social et altermondialiste. Cependant, la droite à l’initiative ne pourra être contenue et défaite que si s’oppose à elle une gauche « décomplexée », porteuse d’une réponse alternative globale. Faute de quoi, les défaites accumulées des dernières années viendront faire le lit de postures démagogiques tendant à faire croire aux exploités et aux exclus que le marché et ses valeurs, l’idéologie du mérite et de la compétition, sont une réponse à leurs problèmes. Le retour en Europe, par exemple en Italie, de droites profitant - au moins partiellement - du désarroi populaire atteste des dangers du moment. 1- Battre le sarkozysme et le libéralisme, c’est possible ! Dans ce contexte, la première urgence est de faire converger les conflits engagés avec le pouvoir et le Medef. L’objectif d’un « tous ensemble » doit se construire à travers la défense de perspectives qui tendent à unifier les résistances, à contrecarrer les tentatives d’isoler chaque lutte dans une posture défensive. Sur chacun des dossiers où se noue la confrontation sociale, à partir de chaque secteur en butte aux attaques, au plan national autant qu’à l’échelon local, il convient de travailler à la construction de cadres unitaires les plus larges. Des cadres associant forces de gauche, organisations syndicales, associations, mouvements de jeunesse, structures démocratiques, féministes, altermondialistes, antiracistes, écologistes. Cela doit permettre de s’opposer à la logique du libéralisme sur l’ensemble des terrains, celui des retraites, de l’assurance-chômage, de la santé, du temps de travail, des sans-papiers, de la guerre… Le « nouveau parti anticapitaliste » se devra d’en être à l’initiative, chaque fois que nécessaire. Le syndicalisme se voit aujourd’hui menacé par les logiques d’adaptation aux contre-réformes libérales. Les militantes et militants attachés à la transformation radicale de la société sont dès lors concernés par ce qui s’y passe, et ils ne peuvent réduire leur engagement à la construction d’un nouveau parti. Il leur appartient aussi de contribuer à faire des syndicats les premiers instruments de la résistance et de la contre-offensive sociales, d’une réorganisation générale et unitaire des forces du salariat, de la formation d’une conscience commune à la classe des travailleurs. Dans le respect scrupuleux de l’indépendance syndicale, car rien ne serait pire que de reproduire la subordination désastreuse du mouvement social aux stratégies de partis, il leur faut donc militer dans les organisations syndicales, aider à leur développement sur une base d’unité et de lutte de classe et favoriser la convergence des équipes et expériences syndicales les plus combatives, inquiètes de la politique des directions syndicales nationales. 2- Regrouper une gauche de gauche, c’est l’urgence ! Deux grandes logiques traversent la gauche. La première est exprimée par la direction du Parti socialiste. Celle-ci entend pousser les feux de la « modernisation » libérale de la gauche, dont elle s’emploie à satelliser autour d’elle les composantes essentielles. Elle se trouve engagée dans une mutation qui la mène - à l’instar des autres sociales-démocraties d’Europe - à n’être plus qu’un centre gauche à la Blair, à la Schröder ou à la Veltroni. Elle cherche sur sa droite le chemin de son retour au pouvoir. Elle ne s’oppose plus que sur la forme aux projets de Sarkozy. Faute de répondre aux attentes et revendications populaires, elle ouvre ce faisant la voie à une désintégration comparable à celle de l’Italie. L’autre logique est celle de l’affirmation d’une gauche de résistance qui se tourne vers les classes populaires et réponde à leurs aspirations, qui ne se dérobe pas à la rupture avec l’ordre établi parce qu’elle entend faire renaître l’espoir du changement social, qui prenne appui sur la redistribution radicale des richesses et la démocratie pour ouvrir un chemin à l’alternative au capitalisme libéral. C’est celle que nous défendons. Savoir laquelle de ces deux orientations l’emportera est décisif. Mais aucune force ne peut, à elle seule, incarner un début d’alternative crédible au sarkozysme et au social-libéralisme. L’éparpillement, les logiques du repli identitaire ou de la concurrence les menacent toutes d’impuissance, voire, pour certaines, de ralliement au Parti socialiste. C’est la raison pour laquelle le rassemblement de toutes les énergies anticapitalistes et antilibérales se révèle déterminant. Concrètement, l’émergence d’une véritable alternative à la droite sarkozyenne et au social-libéralisme passe par la construction de fronts politiques unitaires cherchant à rassembler les différentes composantes de la gauche de transformation : PCF, courants de la gauche du PS et des Verts, collectifs antilibéraux etc, ainsi que les dizaines de milliers de milliers de militants syndicalistes ou associatifs à la recherche d’une alternative politique. 3- Clarifier la démarche stratégique, c’est indispensable ! Dans ce mouvement de reconstruction unitaire, le débat sur les conditions d’une majorité et d’un gouvernement de rupture est évidemment fondamental. Chacun connaît les raisons des défaites et de la désorientation qu’a connues la gauche ces 25 dernières années, comme de sa crise présente : la domination d’un PS poussant toujours plus loin sa démarche d’adaptation au capitalisme libéral. Les forces qui, à l’instar du Parti communiste ou des Verts, ont choisi de s’allier à lui dans ces conditions, en prétendant qu’elles parviendraient ainsi à infléchir à gauche sa politique, n’ont cessé d’échouer. Elles en subissent même, jusqu’à ce jour, les conséquences destructrices. Il s’impose d’ouvrir une nouvelle voie au combat pour la transformation sociale. Celle-ci suppose de faire le pari résolu de l’indépendance envers le Parti socialiste et l’orientation qui le domine. D’affirmer, en conséquence, une proposition de nature à faire bouger les lignes au sein de la gauche, à y bouleverser les rapports de force, à mettre un terme à l’hégémonie dont y dispose le social-libéralisme. Des coalitions gouvernementales ou parlementaires, sous la domination d’un PS qui a renoncé à défendre une alternative au libéralisme conduiraient immanquablement à des catastrophes similaires à celles du passé. En prendre acte ne peut, cela dit, s’apparenter à une indifférence envers les débats traversant le reste de la gauche, voire à une posture qui, sous prétexte de « saine méfiance libertaire » envers les dérives institutionnelles passées, ne répondrait pas à la question centrale du pouvoir. Cela laisserait les dirigeants du PS renvoyer la gauche de gauche à la pure incantation - ou à la protestation, comme ils aiment à le dire - pour conserver le monopole d’une posture « responsable ». Le « nouveau parti anticapitaliste » devra donc ouvrir la discussion publique sur les termes du problème : ou l’on gouverne aux conditions du libéralisme et du capitalisme ; ou l’on gouverne à gauche, en s’appuyant sur les aspirations des salariés et en prenant une série de décisions rompant avec la logique libérale. Une gauche de transformation sociale et écologiste se doit donc d’affirmer qu’elle soutiendrait un gouvernement s’engageant dans la voie d’une semblable rupture radicale, mais que, à l’inverse, elle s’opposerait à un gouvernement, autant qu’à une majorité parlementaire, qui tourneraient une fois de plus le dos aux intérêts des travailleurs et de la jeunesse. 4- Un grand parti pour le socialisme, c’est l’objectif ! À terme, la question est posée d’une nouvelle représentation politique pour le monde du travail. Cette dernière ne saurait toutefois procéder de la volonté ou des décisions d’une seule organisation. Elle émergera nécessairement à la faveur d’une redistribution générale des cartes à gauche. Elle devra sortir de la convergence de courants politiques héritiers d’une série de traditions du mouvement ouvrier organisé, de secteurs porteurs de l’expérience du mouvement social, de militantes et militants issus des nouvelles générations, de forces actives sur les nouveaux terrains de mobilisation. Elle résultera de débats de fond, de la vérification concrète des accords existants entre ces diverses réalités. Ce grand parti indispensable devra s’identifier par sa contestation conséquente du capitalisme libéral. Il aura à tirer les leçons de la double faillite des régimes bureaucratiques de l’Est européen et de la social-démocratie. Il combattra les logiques d’accompagnement sociales-libérales. Il se trouvera fondé sur l’indépendance de classe, illustrera sa vision du changement social par un ancrage sans cesse renouvelé dans les mobilisations populaires, refusera de subordonner sa politique aux contraintes de la participation aux institutions. Il sera résolument internationaliste car, moins que jamais, face à la mondialisation du capital, une transformation radicale n’est possible dans le seul cadre des nations. Il fonctionnera de manière transparente et démocratique, garantissant le pluralisme des opinions et courants en son sein. Un tel parti aura pour mission fondamentale d’œuvrer à la renaissance d’une perspective socialiste pour le siècle qui s’ouvre. Un socialisme qui remette à l’ordre du jour l’appropriation sociale des grands moyens de production et qui fasse en sorte que le travail cesse d’être une marchandise. Qui pousse la démocratie jusqu’au bout et organise le transfert massif des pouvoirs vers l’autogestion, et non plus simplement vers l’État Qui libère les aspirations à l’autonomie des individus, intègre les apports du féminisme dans une lutte résolue contre la division sexuée du travail, récuse le productivisme dont l’humanité a pu mesurer les dégâts. Révolutionnaires, nous restons convaincus que le capitalisme ne peut être dépassé graduellement. Mais nous considérons que cela n’interdit en rien de faire l’expérience loyale d’une formation politique avec d’autres courants, dès lors qu’existerait une vision commune des enjeux du moment et des tâches qui en découlent. C’est dans cette mesure que le rassemblement unitaire d’une gauche de gauche, la reconstruction d’une gauche de combat, un front politique et social constitué au départ sur une série d’objectifs communs dans le but d’affirmer une gauche de gauche, un rassemblement de forces et de militants voulant agir ensemble dans les luttes et les élections doivent permettre de faire mûrir la perspective de ce grand parti pour le socialisme. 5- Le NPA doit être un levier pour y parvenir ! Le « NPA » doit permettre de franchir un premier pas. Il devrait donc être pensé comme un point de départ, et non un point d’arrivée. Une étape vers la réorganisation indispensable de la gauche et du mouvement ouvrier. Un moyen de faire bouger les lignes au sein de ces derniers et d’ouvrir le débat sur l’avenir. Une construction permettant de faire progresser l’objectif du grand parti pour le socialisme qui transformera durablement les rapports de force à gauche. Le « nouveau parti anticapitaliste » doit donc faire, dès maintenant, de son fonctionnement démocratique, du respect des courants d’opinion en son sein, de son pluralisme revendiqué une force mobilisatrice. Le NPA ne peut se réduire à une proposition par laquelle la LCR s’efforcerait simplement de rassembler autour d’elle pour élargir son audience. Il ne peut donc résulter de la simple rencontre entre la LCR et ceux qui, « en bas », aspirent à « se représenter eux-mêmes ». En d’autres termes, le « nouveau parti anticapitaliste » doit s’affirmer comme une organisation qui dès le départ veut rassembler au-delà des seuls « révolutionnaires ». Pour faire partager ce projet au plus grand nombre, les comités d’initiative doivent s’adresser à toutes les organisations et à tous les courants politiques, nationaux ou locaux, prêts à s’engager avec eux dans cette direction. Simultanément, il leur appartient d’en appeler à toutes celles et tous ceux, militants du mouvement social, ex-organisés ou inorganisés, jeunes ou militants agissant contre toutes les discriminations, hommes et femmes soucieux de réveiller l’espoir d’un changement de société. 6. Le processus autour du NPA doit accroître sa force d’attraction Le processus engagé doit désormais, dans les mois qui précèdent le premier congrès du NPA, confirmer l’attente de nombreux militants qui y sont impliqués et qui veulent vérifier qu’il ne sera pas seulement une LCR élargie. Il doit réellement s’affirmer comme une construction pluraliste permettant dès à présent à toutes les traditions ou militants qui le souhaiteraient de s’y associer, à égalité de droits et de devoir avec le courant que représente la LCR. Pour avancer dans cette voie dans les mois qui viennent, il peut : -Créer un processus dynamique dans l’élaboration de son programme, en s’adressant à l’ensemble des organisations, collectifs, syndicats, réseaux militants, qui élaborent à partir de leur expérience de lutte sur tel ou tel terrain des revendications et solutions qu’il faut écouter afin de les intégrer à un nouveau programme anticapitaliste. Autant le mouvement social doit rester indépendant de tout parti politique, autant une nouvelle construction politique doit s’enrichir de l’élaboration des acteurs du mouvement social tout en traduisant ces aspirations sur le terrain des solutions politiques. Ce serait un processus plus riche qu’une élaboration fermée autour du courant LCR et des petits courants d’organisations révolutionnaires. - Rendre visibles les premiers éléments de pluralisme déjà présents dans les collectifs NPA. S’il n’y a pas pour le moment d’autres courants nationaux autres que la LCR engagés dans le processus, il y a dans plusieurs collectifs des groupes locaux de militants, ou des militants connus pour leurs engagements à gauche, qui sont issus de tradition et de culture politique différente de celle de la LCR. Leur donner une place plus importante dans l’expression du processus permettra d’accentuer la force d’attraction du rassemblement en cours. - Être à l’initiative d’un rassemblement lors des élections européennes de juin 2009. Premier scrutin européen depuis le non de gauche en France, il doit être mis à profit afin d’affirmer une alternative de rupture avec l’ordre libéral. La construction européenne se révèle plus que jamais la pierre de touche de l’affrontement entre classes possédantes et classes populaires. Au sortir de la présidence française de l’Union européenne, et après deux ans de confrontation avec le sarkozysme, il s’agira de sanctionner avec la force maximale la droite aux affaires et d’affaiblir sa légitimité et son assise dans le pays. Face à un PS au sein duquel les tenants du « non » de gauche de 2005 ne sont plus en situation de peser, face à un Parti communiste qui voit son déclin s’accentuer et lui poser la question vitale de sa surface électorale comme de son devenir ou de son indépendance vis-à-vis du social-libéralisme, face à l’opération par laquelle Cohn-Bendit va s’efforcer d’effacer les traces du 29 Mai en ralliant à José Bové, il n’en est que plus décisif de peser sur les contradictions et les décantations que ce contexte va inévitablement engendrer. Pour conjurer la dilapidation définitive des acquis du débat européen de 2005, le NPA, tout en consolidant son processus de construction, devrait en même temps proposer que se constituent, en vue de l’échéance de juin 2009, des listes unitaires regroupant l’ensemble des autres organisations, courants et militants restés fidèles aux engagements de la campagne du « non » de gauche au traité constitutionnel européen. - Soumettre dès cette rentrée à la plus ample discussion les mesures clés d’une politique de rupture sociale, démocratique, écologique, internationaliste et pacifiste avec le capitalisme libéral : salaires, emploi, services publics, retraites et protection sociale, redistribution des richesses, développement soutenable, rupture avec l’hyperprésidence sarkozyenne et la V° République, exigence d’une autre Europe… Sur la base de ces mesures d’urgence, le NPA devrait s’adresser et s’efforcer de nouer un partenariat ave c les forces, courants, militants, appels ou collectifs qui partagent la conviction qu’une alternative de rupture représente l’urgence des urgences si l’on veut donner un débouché politique à la colère et à l’attente sociales, en leur proposant de mener des campagnes communes permettant à une gauche de combat de peser réellement sur la situation. 7) La réussite du projet suppose l’accord de l’ensemble des militants de la LCR pour s’y engager et pour dissoudre la LCR à son congrès. Dans la perspective de la fondation du NPA et de la dissolution de la LCR, il est essentiel de distinguer les décisions qui relèveront du seul NPA, et celles qui relèveront des seuls militants de la LCR qui devront être prises dans le cadre d’un congrès sérieux et pleinement souverain. Il est du ressort du NPA et de ses comités d’élaborer programme, statuts, système de presse, nom du parti, finances et appareil, formation. Les militants de la LCR participeront à égalité avec les autres militants des comités à ces débats, en évitant les tentations éventuelles d’accélérer le processus sans respecter les rythmes que les comités NPA sont prêts à assumer. En évitant aussi de projeter ou de cloner leurs structures internes et leurs habitudes de fonctionnement, sans chercher à construire de nouvelles structures collectives du nouveau parti. La nature du processus sera inévitablement marquée du caractère provisoire de certaines décisions, et tout ne sera pas réglé au congrès de début janvier 2009, ce congrès devra sans doute se prolonger dans les mois suivants. Mais c’est congrès de la LCR de prendre les décisions qui sont du ressort des seuls militants de la LCR : le jugement sur le processus en cours, pour aboutir à la constatation qu’est réalisé le minimum requis pour qu’un autre parti remplace le cadre que la LCR nous a fourni jusqu’à présent (par exemple des statuts et pas seulement un vague règlement intérieur, un programme permettant d’agir et de réagir aux évènements essentiels, pas une simple résolution de conjoncture, même si les deux devront pouvoir encore être perfectionnés après le congrès de janvier). Mais il est aussi du ressort des militants de la LCR et de son congrès de trouver la solution pour garder leurs liens avec la 4° internationale sans presser ou imposer au nouveau parti de devenir la section de la 4° internationale, de trouver la solution pour que le patrimoine accumulé par la LCR ne soit pas dilapidé, mais mis au service du nouveau parti. Beaucoup de militants sont encore dubitatifs sur leur participation ou leur implication dans le NPA, quelles qu’aient été par ailleurs leurs tendances ou sensibilités dans le congrès précédent. La réussite du processus doit se faire avec tous et toutes. Nous avons besoin de tout le monde. Autant la LCR doit veiller au pluralisme dans le NPA et donner des garanties aux autres groupes ou courants qui y sont présents ou qui le rejoindront plus tard, autant les militants de la LCR ne doivent pas se sentir dépossédés d’une identité politique qui a, pour beaucoup d’entre eux, structuré leur vie militante. Pour que tous mettent leur expérience au service de la nouvelle construction politique, il faut que chacun soit convaincu que le nouveau cadre dépassera positivement la LCR et créera un nouveau cadre militant dans lequel on peut mettre sa confiance et ses combats. Pour qu’une conviction partagée l’emporte, il ne faut pas un congrès de la LCR qui se fasse au rabais, comme une formalité, soit-disant parce que le dernier congrès a voté le principe de la dissolution de la LCR et qu’il suffirait de l’entériner, en une journée à la veille du congrès du NPA. Il faut un vrai congrès de la LCR, séparé du congrès du NPA, de vraies AG, nombreuses, pour que tout soit dit et discuté, qu’un travail collectif soit engagé par toute la direction de la LCR qui aboutisse à une résolution précisant les conditions et les garanties nécessaires afin que la dissolution de la LCR soit votée le plus largement possible. 3) Sur le prochain congrès de la LCR. Par Alain Faradji (BP), Robert (BP). Vote de la DN : Pour : 12, Contre : 67 Par cette contribution, nous voudrions attirer l’attention sur une série de difficultés qui seront posées au congrès de la LCR. Le prochain congrès aura pour fonction de valider les choix faits par la direction majoritaire dans la conduite du processus de formation du NPA. Ces choix ont été :
Plusieurs conséquences en résultent.
Il est difficile d’anticiper ce que sera le congrès de fondation du NPA. Le travail d’élaboration nécessaire sur le programme, l’orientation, les statuts va devoir se faire dans des délais très courts, avec peu d’échanges entre les collectifs, le CAN et la LCR, et en concurrence avec les tâches d’intervention politique dans une période décisive. Du coup la tentation va être forte de réduire a minima le contenu de ces divers textes. Par ailleurs, l’adhésion individuelle au NPA, et ce jusqu’à son congrès, l’élection des délégués dans les collectifs tels qu’ils sont et les limites de leurs débats font que nul ne peut dire ce que sera politiquement le congrès qui va décider du futur parti. Dans la perspective des congrès de dissolution de la LCR et de fondation du NPA, une clarification apparaît décisive. Il faut distinguer :
Ne pas opérer cette distinction nettement, c’est soit accepter en même temps que la dissolution organisationnelle de la LCR la dissolution de son capital politique, soit entretenir l’illusion que le futur parti pourrait être à la fois indépendant de la LCR, pluraliste, et s’inscrire dans un cadre prédéfini fixé par tout ou partie de la LCR… Dans les deux cas on fait peser une double menace sur le NPA : celle d’un dessaisissement politique des militants de la LCR, amenant certains d’entre eux à se désengager par rapport au futur parti, et celle de la perception par les futurs militants du NPA d’être manipulés par une LCR qui se maintient de facto et leur impose ses volontés. Deux exemples pour illustrer ce que doit être la distinction proposée :
La LCR va vers la fondation d’un NPA. Reste à expliciter ce que sont les conditions à réunir pour que la dissolution de la LCR ne se solde pas par la disparition pure et simple du capital politique et militant que représente la LCR mais par son réinvestissement dans une formation plus large. Pour décider de la dissolution de la LCR les militants doivent être assurés de quatre données :
Il est proposé que pour des raisons financières les deux congrès de dissolution de la LCR et de fondation du NPA soient couplés. Il s’agit d’un couplage temporel (succession des deux congrès au cours des mêmes journées de janvier), non d’un couplage politique (puisqu’il y aura des délégués LCR au congrès de la LCR, et d’autres délégués, LCR et non LCR, au congrès du NPA). Les conditions qui demandent à être remplies pour que la dissolution de la LCR apparaisse légitime, ne sont ni formelles (sur le mode : « on a un accord de principe et pour le détail on verra plus tard, il faut faire confiance… »), ni assurées par un congrès du NPA dont on ne peut anticiper ce que seront ses décisions. Donc la raison veut que la décision finale de dissolution de la LCR soit prise définitivement, non pas avant le congrès de constitution du NPA, mais après ce dernier. Des camarades peuvent craindre que cet ordre soit perçu par certains membres non LCR du NPA comme une pression, voire un chantage. Outre que l’argument est réversible : ce pourrait être une pression, voire un chantage, d’exiger de la LCR qu’elle se dissolve avant la fondation du nouveau parti (pour inviter à acheter un chat en sac !), il ne doit pas être difficile de convaincre que la LCR qui joue sa propre identité dans cette opération, ce qu’elle est la seule à faire, ne peut le faire dans sa totalité que si le processus se déroule dans cette totale clarté.
|
40 ans : Mai si !
- Printemps de Prague, 1968-1969 Conseils de travailleurs et autogestion En janvier 1968, le réformateur Alexandre Dubcek (...) - De la JCR à la Ligue... Le 12 juin 1968, le gouvernement dissout par décret onze groupes d’extrême gauche, dont la (...) - Tchécoslovaquie 1968 : Prague au printemps. Début janvier 1968, le Présidium du Comité central (CC) du Parti communiste tchécoslovaque (PCT), (...) Les Jeunesses communistes révolutionnaires![]() Les JCR sont l’organisation de jeunesse indépendante en solidarité politique avec la LCR. Actions entreprises !
- Représentativité syndicale dans la Fonction Publique...Accord et fausses notes. Syndicats et ministère ont conclu des négociations sur « le dialogue (...) - A propos de l’accord sur la représentativité syndicale.... Une position commune qui réjouit le Medef Après plusieurs mois de discussions, le Medef, la (...) Ecologistes !
- Mille milliards de dollars pour traiter l’héritage nucléaire....Un article du Monde daté du 2 octobre... Mille milliards de dollars. Telle est la somme (...) - Appel unitaire : " Urgence climatique, justice sociale " Mobilisons nous ! La dégradation écologique de la planète s’accélère et les nouvelles prévisions scientifiques sur le (...) - Fuite à Tricastin... Le 8 juillet, au petit matin, une opération de nettoyage d’une cuve sur le site nucléaire du (...) Féministes !
- LE PLANNING FAMILIAL DE MARSEILLE FERMEcommuniqué de presse : LE PLANNING FAMILIAL DE MARSEILLE FERME SES PORTES AU PUBLIC ET LANCE UN (...) - courrier de la marche mondiale n°120 1 - Nicaragua : Patricia Orozco en danger de mort 2 - Mission d’information sur les violences (...) - Séminaire « sexe et genre » « Sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des (...) Internationalistes !
- SUSPENSION D’ISRAEL DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES !Michel Warschawski Alternative Information Center - www.alternativenews.org - 27 décembre 2008 (...) - Grece : A bas le gouvernement des assssins COMMUNIQUÉ - APPEL des organisations de la gauche révolutionnaire grecque ARAN, ARAS, EEK, EKKE, (...) - Venezuela : Face à l’assassinat des dirigeants syndicaux, autodéfense ouvrière et populaire. Déclarations de Stalin Perez, dirgeant de Marea Socialista, courant du Parti Socialiste Unifié du Venezuela. C’est un fait gravissime. L’assassinat des camarades dirigeants syndicaux Richard Gallardo, Luis (...) LGBTI
- Commission LGBTI à la réunion nationale des 28 et 29 juin...Cette commission n’avait pas été prévue initialement par les camarades qui animent la commission de (...) - Interview d’Olivier Besancenot à Têtu Paru dans le numéro 135 du 25 juin 2008. Par Marc Endeweld. A la base de votre engagement,dans (...) - Marche des fiertés à Paris : contre la droite et l’ordre moral ! Samedi 28 juin, doit se dérouler la Marche des fiertés. Un rendez-vous incontournable pour la (...) Liens internationauxLa LCR est la section française de la quatrième internationale. Celle-ci existe depuis 1938 et rassemble une cinquantaine d’organisations révolutionnaires dans le monde. Résolument internationaliste, elle tisse aussi des liens étroits avec de nombreuses autres organisations anticapitalistes et révolutionnaires. Et aussi...Voir aussi une sélection de sites parlant de la LCR ou de la Quatrième internationale. |